Suite à la semaine de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport organisé par la FFME, nous vous proposons ci-dessous un état des lieux de ce sujet dans notre discipline.

L’objectif n’est pas de masquer ce sujet mais bien d’en faire un enjeu central pour rappeler, communiquer et permettre à chaque jeune, chaque bénévole, chaque encadrant d’être sensibilisé sur cette thématique.

1. Connaître les violences

Quelques chiffres :

Création de la plateforme Signal-sport en 2020 : cellule du ministère des sports pour signaler les
violences issues des encadrants.

  • 2607 signalements depuis 2020
  • 2025 : 872 signalements sur l’année
  • 2025 : 1,4 millions de contrôle d’honorabilité et 981 personnes écartées de leur fonction
    d’encadrant
  • 69% des victimes sont des femmes
  • 33% des victimes sont des mineurs
  • Les personnes en situation de handicap sont particulièrement touchées
  • 90% des agresseurs sont des hommes
  • 97% des pédos-criminel sont des hommes
  • 53 fédérations sont concernées par ces signalements

Différentes formes de violences :

  • Violence physique : coups, gifles, brûlures, étranglement… : c’est généralement visible.
  • Violence psychologique : Emotionnelle, humiliation, dévalorisation, isoler pour mieux contrôler : c’est moins visible. Le cyber harcèlement entre dans cet aspect de la violence
  • Violence sexuelle : acte sexuel imposé sans consentement, accompagné de silence, de honte :voyeurisme, exhibition, images pornographiques, harcèlement, jusqu’au viol ou l’inceste.

A savoir :

  • Relation entre un majeur et un mineur de moins de 15ans : viol aux yeux de la loi, même avec consentement du mineur.
  • le lien de subordination : position qui peut-être un critère aggravant et justifier l’absence de
    consentement

2. Les qualités d’un bon encadrant

Rappel des bonnes pratiques d’encadrement :

Comment dire bonjour aux enfants ?
Ne pas faire : bises
Alternatives : Parler : « Bonjour ! », faire un check

Lorsqu’un enfant se blesse : qui porte les soins et où ?
Ne pas faire : adulte seul avec un mineur
Alternatives : encadrant possible, mais devant le groupe (prévoir une trousse de pharmacie qui se déplace). Dire les gestes que l’on va faire pour ne pas surprendre. si zone délicate, demander au jeune de le faire.

Les bénévoles, encadrants, parents peuvent-ils rentrer dans les vestiaires ?
Oui en se signalant (toquer) et SEULEMENT SI nécessaire (chahut verbal ou physique).

Si vous transporter un enfant : où l’installer dans la voiture ?
Enfant seul mineur TOUJOURS à l’arrière peu importe l’âge.

Diffuser des photos des jeunes que l’on encadre ?
Consentement demandé en début d’année, sinon NON. Un jeune qui le demande peut faire retirer une photo à sa demande : ne pas hésitez à le faire. Si photo de groupe : floutage des visages si nécessaire.

Quel moyen de communication utiliser pour contacter les enfants ?
GROSSE vigilance des groupes WhatsApp : toujours 2 adultes dans le groupe, dont 1 modérateur.
Ne pas laisser la discussion déraper : bien identifier l’intérêt du groupe et contrôler son contenu.
Si un jeune est en contact direct avec un adulte : c’est une source d’alerte : rester vigilant, et s’intéresser à cette relation téléphonique ou par message.

Comment vérifier correctement le baudrier ? :
Demander avant de toucher le baudrier.
Attention à l’aide sur le serrage : bien le faire sur l’extérieur des cuisses ou l’extérieur du corps.

Comment effectuer une parade ?
Demander avant de le faire, dire ce que pourrait apporter la parade.
Parade entre jeunes : à surveiller également qu’il n’y ait pas de gêne.
Toucher le bas du dos en priorité, s’excuser en cas d’erreur dans notre parade.

Bannir les mauvaises remarques !

Ne pas prendre à la légère des remarques entre jeunes, avec l’encadrant, même une fois cela peut déranger. De mauvaises remarques répétées peuvent tourner au harcèlement.

Attention aux remarques désobligeantes du type « oh ca va », « on rigole », « c’est pour
plaisanter»

3. Les Signaux d’alertes : comment réagir ?

Les enfants ne s’expriment pas comme les adultes !
Signaux enfants : changement de comportement, renfermement, marque sur le corps, baisse de performance, boulimie, anorexie, agressivité ou peur supérieure à la normale.

Les bonnes questions : question type sur la boite à outils (disponible dans les ressources documentaires sur Myffme). L’enfant a le droit de ne pas répondre.

Comment réagir ?

– Faire un signalement : prévenir le président du club, accompagner le mineur sur la procédure, si parent sur mineur : prévenir les services de polices. Contacter :

– Signal-sport : 5 personnes toute la journée pour recevoir les mails. Ils redistribueront les mails vers les bons interlocuteurs. notamment les colosses aux pieds d’argiles.
Les contacter :

– Licence FFME : protection agression proposée depuis 2022 : accompagnement psy et juridique du licencié par ALLIANZ. Fonctionne également si vous êtes témoin d’un accident grave.

S’il nous reste des questions :

4. Les ressources utiles

Boites à outils disponible depuis l’été 2026 sur MyFFME, dans «Ressources documentaires ». :

  • Affiches obligatoires, fiches pratiques
  • Mail type de rentrée sur la prévention des VSS
  • Exemple de brief des encadrants/dirigeants en début de saison
  • Charte type
  • Pack prévention et lutte contre les violences
  • Kit Lilia
  • Guide des colosses
  • Réglo Sport

Des associations sur ce thème :

  • L’association rebond (nombreux outils)
  • Artemis sport
  • La voix de Sarah
  • Observatoire des VSS dans le sport
  • Ethique et sport

Les numéros utiles :

  • 119 : enfants maltraités
  • 114 : aide aux malentendants, sourds et aveugles
  • 116006 : numéro européen d’aide aux victimes

Plateformes utiles :

Catégories : prévention

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